Actions

Ceci est une invitation à libérer les rues, les places et les bâtiments de Bruxelles de l’emprise de la finance et de ses injonctions à la rentabilité et à rendre visibles par l’action les autres mondes qui existent déjà et que nous tentons de faire vivre et prospérer malgré tout ce(ux) qui s’évertuent à les rendre invisibles et à les écraser. Rassemblez amiEs, complices, saltimbanques et autres collectifs et, dès le 15 septembre, date anniversaire des 10 ans du début de la crise financière, faites vibrer la ville pour lui montrer qu’il y a des alternatives au monde mortifère qu’on nous impose.

PUIS ENVOYEZ-NOUS VOS PHOTOS et VIDEOS d’ACTION, nous leur donnerons de la visibilité !
Si vous avez besoin de soutien (matériel ou autre) écrivez-nous à l’adresse byebyetina@riseup.net

POUR CONSTITUER, REJOINDRE ou TROUVER DU RENFORT pour UN COLLECTIF, n’hésitez pas à passer à la prochaine permanence Byebye TINA, chaque lundi de 18h à 20h30 à Bruxelles (adresse de RDV sur demande).

Crédit photo

"Crash-Birthday" : VIDEO, PHOTOS & MORE !!

Samedi 15 septembre, jour anniversaire de la faillite de Lehman Brothers, les anciens banquiers de Lehman Brothers se réunissaient pour ... se retrouver, probablement - on ne voit pas bien ce qu’il y avait a fêter. Quoique : leur sauvetage ? Le retour au Business as usual ? Leur recyclage dans le système financier qui se porte si bien depuis que nous l’avons sauvé ? Sûrement un peu de tout cela et peut-être davantage. C’est que les Etats les ont bien soutenus et qu’il y a pour eux de quoi se réjouir.

L’action-performance Crash-Birthday portée par le collectif Désorceler la finance proposait une autre version de cette célébration ;-)

Quelques photos, une video et en bonus : les paroles de la déjà célèbre chanson "RDV dans 10 ans" !

Merci au Collectif Krasnyi, à Bea Borges et à Catherine Callico pour les photos, età ZIN TV pour la video !

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Avez-vous imaginé à quoi notre monde pourrait ressembler si, il y a dix ans, on avait sauvé les banques, certes, mais qu’on en avait profité pour reprendre la main dessus ? Et si on avait restreint leurs activités ? Et si on avait mis les personnes les plus riches à contribution pour absorber les pertes ? Et si on avait contraint les marchés financiers pour qu’ils cessent d’être un moyen d’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité ? A quoi pourraient ressembler les enjeux climatiques, environnementaux, migratoires, sociaux... si on n’avait pas laissé la finance reprendre le dessus et occuper, encore, le rôle de le chef d’orchestre des grandes transformations du monde aujourd’hui ?

Samedi 15 septembre, à l’occasion des 10 ans de la faillite de la banque Lehman Brothers, le collectif artistique Désorceler la finance a répondu à l’appel de Bye bye Tina par un CRASH BIRTHDAY. Cette faillite engendra d’autres faillites en chaîne et on nous fait payer encore aujourd’hui le prix du sauvetage des banques, sans avoir rien exigé en retour du secteur financier qui se porte très bien, merci pour lui. L’appel Bye Bye Tina nous invite à dire adieu à la finance, à montrer qu’il y a des myriades d’alternatives au ’T.I.N.A." (There Is No Alternative - il n’y a pas d’alternative) avec lequel on nous assomme et qui nous empêche de penser et d’agir.

L’action-performance se déroulait devant les marches de la Bourse de Bruxelles, lieu emblématique à double titre, comme ancien centre névralgique du système financier belge (le bâtiment sert maintenant de lieu d’expositions) et comme lieu de rassemblement populaire, de la liesse à la contestation. Le CRASH-BIRTHDAY mettait en scène une quinzaine de banquier.e.s de Lehman Brothers, singeant la réunion réellement convoquée par des anciens de la banque pour se retrouver 10 ans après la faillite de leur employeur... Petits fours, pièce montée et crème fouettée, discours décomplexé, chanson nostalgique sur l’air de ’Place des grands hommes’ pour chanter le succès de cette minorité qui n’a pas eu à payer les conséquences de ses agissements, douche de champagne... Une allégorie des débordements permanents, structurels et encouragés par les Etats du secteur le plus en pointe quand il s’agit d’organiser la destruction des solidarités et des lieux de vie. Une banderole déployée en haut des marches de la bourse affichait "CRISIS MADE THEM EVEN RICHER" (ils se sont enrichis avec la crise).

L’action s’achevait sur l’écroulement des banquiers, gavés, saouls, étouffés par leurs propres excès et leur mépris, et sur la lecture d’un texte, le manifeste de Bye Bye Tina, illustré d’images, tenues par les quelques dizaines de personnes présentes sur les marches : images de familles chassées de leur maison par une police au service des intérêts privés, scènes de dévastations - sécheresses, déforestations, rivières de déchets, pollution d’espaces naturels... - causées par des activités qui rapportent beaucoup à ceux qui les ont financées. Le message BREAKING THE SPELL OF FINANCE terminait la performance, comme un message à nous toutes et tous qui rêvons de changer les choses, comme un appel à se délivrer du pouvoir de cette finance qui, dans toutes les sphères de nos existences, exige de nous de payer, toujours payer, comme un refus de voir ce monde-là continuer. Le temps est venu de libérer notre imagination et de donner place à d’autres modèles de vie et de répartition des richesses.

La vidéo du CrashBirthday a été réalisée par l’équipe de ZINTV, un média bruxellois pour l’action collective, à visiter sur ZinTV.org et à suivre sur Facebook.

Action contre des investissements nocifs d’ING et rencontre avec des portes-parole de communautés affectées (par SOCFIN/Sierra Leone)

DÉFENDONS L’AGRICULTURE PAYSANNE ET FAMILIALE, EXIGEONS D’ING LA FIN DES INVESTISSEMENTS NOCIFS !

Alors que la banque ING lance une vaste campagne pour vanter leur "politique d’investissement durable", la réalité est beaucoup moins reluisante.

Ce 23 octobre, nous vous proposons de nous rejoindre pour :
- Une action symbolique devant le siège de la banque
- Une rencontre-témoignage avec des portes-parole de communautés affectées
par les activités de SOCFIN en Sierra Leone (financé par ING)

Des banquiers zombies envahissent Bruxelles

Scène d’horreur dans les rues de Bruxelles ce mercredi 31 octobre, une horde de zombies aurait envahit la ville.
Semant terreur et destruction sur leur passage, ils se seraient arrêtés devant plusieurs grandes banques afin d’y chercher les solutions qui leur permettraient de se défaire du mal qui les habite : une soif insatiable de profit. Une quête qui se serait malheureusement soldée par un échec. Ils auraient alors continué leur route à la recherche d’âmes humaines pour combler leur appétit.

L’action menée par un collectif d’activistes vise à dénoncer l’impasse mortifère dans laquelle financiers et gouvernants nous mènent. A l’effondrement en cours, à la perte de sens, à la pollution des sols, de l’air, de la nourriture, aux destructions sans fin de toutes les formes de vie, ils nous opposent plus de profits dans l’intérêt de quelqu’uns, nous condamnant à une vie de morts-vivants. .

Comme l’affirme Camille, membre du collectif : "Ces zombies sont incapables de trouver les solutions à leur mal. Au contraire, ils semblent s’entêter à vouloir utiliser exactement les mêmes pratiques qui les ont menés à perdre toute forme d’humanité. Parce que c’est bien leur croyance irraisonnée dans une économie basée sur une croissance sans fin et leur addiction à la spéculation et à l’argent qui les a menés là."

Un témoin, Charles, horrifié à la vue d’une nouvelle sortie de financiers zombie, pense pourtant que des solutions existent pour éviter de nouvelles scènes de ce type : "Il faudrait que ces âmes perdues et toutes celles qui les suivent. acceptent de sortir de leurs vieux schémas, qu’ils comprennent qu’un changement de paradigme leur serait plus salutaire ! Malheureusement ils semblent trop pris par leurs tourments que pour penser à de telles possibilités..."

Dix ans après l’explosion de bulles spéculatives qui avait ainsi mené à une crise financière sans précédents et avait amené de nombreux pays à renflouer les dettes des banques à grands renforts d’argent public, la sortie au grand jour de ces vieux démons semble à l’image de la prochaine crise financière qu’on nous annonce. Le collectif des zombies, nous invite, par cette action, à briser l’envoûtement de la finance, des chiffres et du profit sans fin. Ce message s’adresse aux politiques, managers, banquiers... mais aussi et surtout nous tous et toutes qui sommes pris dans cette croyance qu’"il n’y a pas d’alternatives".

Merci à Jérôme du collectif Krasnyi pour l’album photos.